Ça jase fort un peu partout de cette histoire racontée par Patrick Lagacé.
En gros, c’est l’histoire d’un blog monté de toutes pièces par une agence de marketing pour faire la promotion du Bixi, le vélo libre-service montréalais. Un genre de publi-reportage où il n’y a nulle part la mention «publi-reportage» en petits caractères.
Certaines personnes se disent que c’est correct, étant donné que c’est pour faire la promotion d’un produit écolo. Selon ce raisonnement, tant que c’est pour la bonne cause, c’est correct de tricher. C’est en plein cette façon de penser qui a engendré le scandale des commandites.
Je sais, je sais, il ne faut pas croire tout ce qui est écrit sur Internet. Comme en physique quantique l’observation fausse les résultats, le simple fait d’écrire sa vie équivaut à la romancer. Personne ne va aux toilettes dans les films, ce n’est pas intéressant. Personne ne parle de se limer les ongles sur un blog: on choisit nos sujets pour ne garder que les plus intéressants. Par contre, lorsqu’on tente délibérément de manipuler les autres, je décroche.
J’étais fan du fameux blog À vélo citoyens, je l’avais même dans mes favoris. Je suis déçue. Déçue qu’une bonne initiative se serve de tactiques aussi basses pour se faire connaître. J’ai l’impression qu’un paquet de blogueurs auraient embarqué avec plaisir sans se faire prier. Maintenant, ceux qui se sont fait prendre se sentent trahis.
Est-ce que cette affaire nuira au Bixi ou est-ce que le fameux «parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en» s’appliquera? Quelles seront les conséquences et les retombées sur l’agence responsable de ce coup? C’est ce que vous saurez la semaine prochaine sur le blogue Les amoureux de la route. À propos, avez-vous essayé la nouvelle Voiture XYZ?